L’un de mes plus gros coups de coeur – La Célibataire – Carrie Adams

Je ne sais pas vous, mais moi j’ai un petit agenda (Les Paresseuses, offert par Lilychérie) dans lequel je prépare mes programmations de publications pour le blog. Et cette semaine, j’ai tout remanié. Du coup je me retrouvais avec un article en moins aujourd’hui et sans trop savoir quoi écrire (alors qu’en général je fourmille d’idées). Je voulais vous faire un billet d’humeur sur mon célibat et sur le fait qu’au final ce qui me pèse le plus c’est le changement des potes qui eux se casent, plus que le fait de pas avoir de mec (je me rends compte au fil des années que je suis un animal qui a plus besoin d’une meute que d’un compagnon… lol). Mais en même temps, ça n’aurait pas fait un article bien long et puis Dorian m’a ressorti de derrière ses fagots un article où il clame être le dernier célibataire, article que j’aurai pu écrire et qui donc aurait fait doublon ! (au passage aller lire Dorian, c’est un ordre !)
Bref à force de faire tourner le mot célibat en orbite de mon neurone unique (les autres sont partis en vacances, pas encore rentrés), j’ai réalisé que je ne vous avais jamais parlé d’un de mes romans fétiches qui, oh hasard merveilleux, s’appelle en français La Célibataire (titre qui paradoxalement me déplaît énormément mais j’y reviendrai plus tard).

La Célibataire – Carrie Adams

.

6nop6

Tessa est une avocate londonienne de 36 ans. Récemment au chômage après avoir été harcelée des mois par son ancien patron, elle profite de son temps libre pour s’occuper un peu plus de sa bande d’amis. Certes elle est célibataire, adore faire la fête et passer des nuits torrides avec de parfaits inconnus, mais elle n’en a pas moins une famille : des amis très proches et ses 4 filleuls.

Mais c’est en prenant plus le temps de s’occuper de ses amis qu’elle va se rendre compte que ses idées sur les familles heureuses sont bien loin de la réalité. Elle va prendre conscience également que son horloge biologique tourne et qu’il serait peut être temps, qu’elle aussi se pose et forme son propre foyer

.

God save the Godmother

Avant même de vous expliquer les raisons qui font que j’adore ce roman, je voudrai râler au sujet de l’éditeur. D’abord, traduire « The Godmother » par « La Célibataire », même quand t’es pas bilingue, tu comprends qu’il y a un truc qui ne colle pas !

Mais si ce n’était que ça ! Si à la suite de cet article il vous prenait l’envie de lire le roman, jamais oh grand jamais, ne lisez le résumé de la 4ème de couv ! Parce que tout simplement ces petits marrants annoncent un événement qui se déroule au trois quarts du roman… C’est du spoil pur et simple et si ça ne m’a pas empêché d’adorer l’histoire, je pense que ça aurait encore été mieux !

Bref NE LISEZ PAS LA 4ème DE COUVERTURE !!!

.

Afin de comprendre l’univers de Tessa, il faut se figurer qu’elle évolue au coeur d’une constellation d’amis, de familles et de couples en tous genres. Il y a donc Francesca et Nick, le couple épanoui qui se connait depuis l’université et qui a 3 enfants dont un ado en pleine crise ; Claudia et Al, les amis d’enfance qui ont fini par tomber amoureux mais qui n’arrive pas à avoir d’enfants ; Billy, la mère célibataire dont la petite Cora est tout autant intelligente que fragile ; Helen et Neil, un couple fortuné qui vient d’avoir des jumeaux ; Ben et Sacha, le meilleur ami de Tessa et son adorable femme.

Bref autant de représentations du couple ou de la famille de trentenaires. Et Tessa qui ne rentre dans aucun moule et à qui cela convient parfaitement !

.

Quand je me suis attaquée à ce roman, je me suis dit que j’allais prendre un temps fou à le lire. En général les romans brochés sont épais, mais là c’est un véritable pavé de 500 pages… Et en plus il est écrit petit !! Mais l’écriture est si fluide et le roman plein de rebondissements que ça se lit d’une traite… J’ai lutté le soir dans mon lit pour terminer des chapitres. Je me suis même réveillée une nuit pour continuer ma lecture (oui là ça devient grave, je sais bien…). Sans parler de ce week end, où j’ai englouti la centaine de pages qu’il me restait, en arrivant même à lire tout le temps et n’importe où. Je l’ai d’ailleurs relu quelques années plus tard (oui ma première lecture de ce roman date de 2009) et j’ai dévoré les pages encore plus vite !
.
D’abord ça se lit tout seul parce que les personnages sont terriblement attachants et pas franchement caricaturaux comme on pourrait en avoir l’habitude. Tessa est un peu folle, mais elle a suffisamment un caractère complexe pour que chacune d’entre nous puisse se retrouver en elle. En fait, au départ on pourrait penser que cette galerie de portraits est caricaturale, mais plus on creuse dans les personnalités de chacun, plus on se rend compte qu’ils sont différents de ce que l’on aurait pensé. Ce qui permet également de ne pas pouvoir anticiper les réactions de chacun et du coup d’être surpris à chaque page.
.
En fait, je ne sais pas trop s’il s’agit de chicklit ou non… En fait on en a toutes les caractéristiques : l’héroïne trentenaire, qui n’a plus ni job et ni petit ami fixe… sauf qu’à aucun moment du roman j’ai eu l’impression de lire un roman chicklit, et pourtant j’ai l’habitude d’en lire. Les thèmes et les situations sont beaucoup moins superficiels, et sans pour autant dénigrer la chicklit qui est un genre que j’apprécie beaucoup, j’ai trouvé ce roman « plus intelligent ».
Par contre, point commun avec la chicklit, on retrouve énormément d’humour dans ce roman. Tessa est drôle par nature et elle a assez le don de se fourrer dans des situations pas possibles. Mais dans son comportement également, comme elle a tendance à essayer de vouloir se sauver dés que la moindre conversation trop sérieuse pointe le bout de son nez, elle passe toujours par des pirouettes pas possibles qui sont souvent très drôles.
.
De plus les thèmes abordés sont divers et variés, mais approfondis. On a bien évidemment le célibat, mais pas seulement. Plutôt les pourquoi du célibat de Tessa, pourquoi est ce qu’elle ne veut laisser personne rentrer réellement dans sa vie et qu’elle choisit volontairement des partenaires d’une nuit. Il y a évidemment son envie de plus en plus évidente d’avoir une vraie vie de famille selon le modèle de la société dans laquelle nous vivons : la bague au doigt, le mari aimant et la ribambelle de gamins dans une maison de banlieue. Elle évoque également cette barrière qui sépare les couples des célibataires, où chacun envie la vie de l’autre sans en réaliser les difficultés.
Découle de cette réflexion sur la famille et le célibat, le thème inévitable des enfants. A travers les différentes vies de couple des amies de Tessa et de ses différents filleuls, on voit défiler toutes les possibilités de la cellule familiale et ce que chacune peut engendrer comme situation plus ou moins difficile. D’autant plus que des jumeaux à Caspar, 15 ans s’étalent et les problèmes évoluent.
Autre thème qui semble s’imposer au simple énoncé du résumé de l’histoire, c’est bien évidemment l’amitié. Ces amitiés qui diffèrent en fonction de l’âge auquel on s’est rencontré. L’amitié qui évolue en même temps que les événements de la vie. L’entraide entre amis, peut être au point de mettre sa propre vie (plus ou moins volontairement) entre parenthèses. Et puis l’amitié homme-femme qui lie Tessa et Ben.
Sans oublier, la mort, l’amour, le sexe, le travail, la maladie, la jalousie et tout le panel de sentiments que l’on peut traverser dans une vie.
.
Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce roman c’est que chacun peut y trouver son compte. Les célibataires évidemment (je me suis trouvée tout un tas de points communs avec Tessa… allant même jusqu’à m’ouvrir les yeux sur certaines choses qui étaient jusqu’alors inconscientes). Mais aussi les couples, quels que soient leur type de relation (avec ou sans enfants, cherchant à en avoir, heureux, malheureux…).
.
Comme je l’ai dit un peu plus haut, les personnages sont suffisamment surprenants pour qu’on ne puisse pas s’attendre à ce qui est sur le point de se passer. (si ce n’est bien sûr cette foutue histoire en 4ème de couv’ et qui n’aura pas lieu avant la fin du roman… grrrr)
Et même la fin… dés le début je me suis imaginée tout un tas de choses. En général avec le chicklit c’est assez facile de se douter de la fin du roman et d’avoir raison… Elle va aller avec son beau patron qui va enfin se rendre compte à quel point elle est géniale… Elle va enfin tomber sous le charme de son mignon voisin de palier qui lui fait les yeux doux… Ben là je me suis plantée à chaque fois… Autant pour ses choix amoureux, qu’amicaux et en ce qui concerne ces chers filleuls. Du coup, je suis tellement restée sur le cul dans les dernières pages, que je suis restée un peu sur ma faim.
.
.
Je relis rarement de romans et encore moins quand il s’agit de chicklit ! Mais celui ci c’est un peu pour moi une leçon de vie.

Je l’ai offert ou prêté à de nombreuses connaissances, amies et même à ma mère et tout le monde a toujours été séduit. Je suis même persuadée que ce roman peut plaire aux mecs.

.

A noter qu’il y a une suite, Secondes Noces (The Stepmother en VO, mais les éditeurs ont décidément décidés de me mettre en rogne). Et l’originalité de cette « suite » c’est que ça n’en est plus vraiment une. A la fin de La Célibataire, Tessa se case et son cher et tendre est divorcé avec 2 filles, mais l’héroïne de cet autre roman est justement l’ex femme ! Mais ne vous inquiétez pas, je vous en parlerai sous peu ! 😉
.

Je continue à scruter l’horizon pour voir si Carrie Adams nous honorera d’un troisième roman, mais en attendant je vous conseille plus que vivement celui ci !

.

Bisous mes Chickettes !

.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tags:, , ,

Catégories : Lecture

Souscrire

Souscrire à nos flux RSS et profils sociaux pour recevoir les mises à jour.

11 Commentaires le “L’un de mes plus gros coups de coeur – La Célibataire – Carrie Adams”

  1. 7 septembre 2013 à 12 h 25 min #

    Ne t’inquiète pas tu ne sera plus célibataire longtemps ! Grâce à notre super élevage de chameaux on va se trouver un Jean-Louis 😛 Je te laisse imaginer la tête de ma mère quand je lui ai annoncé mouahahahah (ceci est un rire diabolique)

    • tequi
      7 septembre 2013 à 12 h 40 min #

      Ah tiens faudra que j’en parle à la mienne, elle est traumatisée par Jean Louis… lol

      • 7 septembre 2013 à 12 h 46 min #

        Jean Louis… Ralalala je rigole toute seule en repensant à notre conversation Twitter 😀

  2. 4 septembre 2013 à 13 h 40 min #

    Salut : )!

    En fait je crois que tu es ma référence culturelle tant tes conseils en séries télé et livres sont intéressants! Merci encore une fois pour Dates et pour ce livre qui m’intéresse et m’intrigue à la fois. À très vite…

    • tequiladrenaline
      4 septembre 2013 à 14 h 25 min #

      J’aimerai beaucoup avoir ton opinion masculine sur ce roman !
      et puis c’est normal qu’en tant que célibataires on se comprenne ! 😉

      • 4 septembre 2013 à 16 h 36 min #

        LOL la solidarité entre célibataires il n’y a que ça de vrai! Ok ben je vais essayer de le trouver et je te dis quand je l’ai lu! On fait comme si on se créait un petit club de lecture lol

        • tequiladrenaline
          4 septembre 2013 à 16 h 37 min #

          MDR tout à fait un club de lectures et de centres d’intérêt communs pour célibataires endurcis !

  3. 4 septembre 2013 à 8 h 44 min #

    C’est suite à tes conseils que j’ai dévoré ce roman et l’ai adoré tout autant que toi 🙂

    Merciii encore !

  4. 4 septembre 2013 à 8 h 08 min #

    Je suis passée dans le camp des casés il y a peu (je touche du bois, pourvu qu’ça dure comme dirait l’autre). Et ce, après une loooooongue période de célibat durant laquelle tous mes amis célibataires sont tombés au combat les uns après les autres.

    Double désavantage : pas facile de faire des rencontres en ne sortant qu’avec des couples, et surtout, on se sent vaguement anormale alors qu’on ne se sentait pas forcément mal dans sa peau. Le fameux « pourquoi pas moi ? » auquel tout un chacun se croit obligé d’apporter une réponse qu’on n’a jamais demandée.

    Bref, une fois qu’on a trouvé une moitié d’orange (parce que ce n’est pas parce qu’on était la dernière célibataire de son cercle d’amis qu’on allait se caser avec le 1er venu non plus, merci), je suis au regret de t’annoncer qu’on est victime subitement du phénomène inverse : TOUTES TES COPINES PLAQUENT LEUR MEC / SE FONT PLAQUER. Et te reprochent de profiter du tien difficilement trouvé au lieu de les sortir pour trouver leur prochaine proie. Bonus : tu te sens coupable de leur raconter combien tu es aaaamoureuse. Et surtout tu as peur que l’épidémie de rupture te frappe à ton tour.

    La vie est une chienne.

    • tequiladrenaline
      4 septembre 2013 à 8 h 29 min #

      Ah ah ah ah j’adore ton témoignage et surtout ta conclusion !!!
      Moi ce qui me dérange le plus c’est les changements opérés. Le pote de beuverie qui se met à te proposer des sorties culturelles (« tu viens ce soir on va voir une battle d’impro de théâtre? » … o_O) et la meilleure amie qui ne parle plus que de couches culottes et qui n’invite que des copines enceintes ou mères + moi… mdr
      Mais quoi qu’il en soit, si t’as un moment je te conseille vivement le roman, il marche aussi sur les personnes casées ! (d’ailleurs je crois qu’à la relecture j’étais avec mon ex… lol)

Rétroliens/Pings

  1. Secondes Noces – Carrie Adams | Smells like Chick Spirit - 8 octobre 2013

    […] y a quelques semaines, je vous parlais d’un de mes romans fétiches, La Célibataire de Carrie Adams. Il est à présent temps de vous parler de la suite, qui n’est pas la suite, mais que bon […]

Comments like Chickspirit

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :