Et que ne durent que les moments doux – Virginie Grimaldi

Coucou à tous ! Je sais bien que j’ai une tonne d’articles séries à vous écrire – plus un Ca tourne en boucle qui n’en peut plus de tourner et tout un tas d’autres articles « goodies » qui attendent – et qu’en plus les articles Lectures ne rencontrent pas un franc succès sur le blog… mais j’ai fini ce roman hier et j’avais vraiment envie de le partager avec vous à chaud.

Elise et Lili sont toutes deux mères et vivent toutes les deux un moment compliqué et charnière de leur expérience maternelle. La première voit son cadet partir pour Paris pour étudier et alors que ça fait plus de 20 ans que son quotidien est rythmé par son rôle de mère, elle doit réapprendre à vivre sans aucun de ses enfants.
Quant à Lili, elle vient tout juste d’accoucher d’une petite fille prématurée dont la survie n’est pas garantie. Elle tient donc un journal où elle s’adresse à sa fille et lui raconte ses premiers jours si difficiles et lui confie surtout ses angoisses et ses joies, mais aussi le quotidien sur service de neonatalité où les sentiments sont décuplés.

Déjà il faut savoir que je vis depuis des mois un drame terrible… Les librairies du Maroc ont décidé d’un commun accord d’être encore moins bien achalandées qu’en temps normal… Autant vous dire que toutes les nouveautés qui me font envie depuis des mois sont introuvables et que les rayons de la Fnac et de Virgin font peine à voir… (à la Fnac ils ont carrément rangé les livres face en avant au lieu de les présenter par la tranche pour mieux remplir les rayons) Je n’avais donc pas beaucoup d’espoir de pouvoir lire le dernier Virginie Grimaldi (ni tous les romans qui sont dans ma wishlist longue comme le bras). Mais par un miracle que je ne m’explique pas, une librairie dans laquelle je suis rentrée par hasard l’avait et autant vous dire que je me suis jetée dessus ! 😀

Franchement ça n’est pas un hasard si Virginie Grimaldi est la romancière la plus lue en France en 2019. Ses romans ont cette faculté d’être à la fois légers, drôles et terriblement émouvants. Il faut du talent pour arriver à toucher au coeur de manière simple et aussi directe. Comment expliquer que je puisse me passionner pour le destin de ses deux mères, moi qui n’ait pas d’enfants ?

Et que ne durent que les moments doux est donc encore une réussite. J’ai beaucoup aimé les deux personnages principaux mais aussi la galerie de personnages secondaires qui les entourent et qui sont un vrai plus au roman. Même si mon préféré reste Edouard, le chien du fils d’Elise dont elle rêve de se débarrasser.

Et puis évidemment il y a ces parcours de mères. Mais ce qui est finalement intéressant et universel, c’est qu’on a aussi une leçon de vie – surtout à travers Elise – sur le fait d’apprendre à recentrer sa vie sur soi. Car finalement, même quand on n’est pas parent, on a tendance à vivre avec/pour quelqu’un et bien plus rarement pour soi. C’est sans doute une partie de ce qui m’a tant touchée.

Il faut dire aussi que j’ai bizarrement beaucoup larmoyé au tout début du livre, lorsqu’on découvre les héroïnes et leurs douleurs de départ. Et puis plus rien.
Bien sûr, j’ai été émue, j’ai était amusée et j’ai apprécié l’intégralité de la lecture. Mais arrivant à la fin, je me suis fait la remarque qu’il y avait comme un rythme de croisière, qu’on suivait le quotidien des personnages sans en voir vraiment le bout et que finalement tout cela était moins touchant.

Jusqu’à la claque de conclusion. Evidemment je ne révèlerai rien, mais le point qui me faisait un peu crisser des dents c’est volatilisé à quelques pages de la fin. La révélation finale est d’une finesse telle que je n’ai rien vu venir et j’ai trouvé ça génial. Et tout s’explique, aussi bien dans la frustration que dans le style qui est très particulier. D’ailleurs je trouve l’idée d’écrire un journal en parlant à son enfant absolument sublime.

Mais le plus dingue, c’est que je n’ai finalement ouvert les vannes en grand qu’au moment de lire les remerciements. Evidemment j’avais vu sur Insta que Virginie Grimaldi attendait un bébé, mais je n’avais pas trop suivi son actualité depuis et quand j’ai lu que ce roman lui était venu à la suite des complications que son fils a eu à la naissance et que finalement elle a écrit cette histoire pour exorciser ses peurs parce qu’elle a vécu ce que vit Lili dans le roman, ça m’a terrassée.

En tous cas je suis bien contente de l’avoir savouré ce roman. De ne pas l’avoir dévoré en deux jours comme j’aurai pu le faire. De n’avoir picoré que quelques chapitres ici et là pour le faire durer à peu près un mois… Et comme toujours, je ne peux que vous conseiller les romans de cette auteure qui sait si bien mêler humour et émotions ! ❤

Et si vous voulez retrouver mes avis sur tous ses autres romans, les voici :
Le premier jour du reste de ma vie
Tu comprendras quand tu seras plus grande
Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie
Il est grand temps de rallumer les étoiles
Chère Mamie
Quand nos souvenirs viendront danser

Je vous souhaite une belle fin de journée ! (et normalement demain on parle séries)

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Catégories : Lecture

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5 Commentaires le “Et que ne durent que les moments doux – Virginie Grimaldi”

  1. 5 octobre 2020 à 7 h 41 min #

    je n’ai pas encore lu ce titre mais j’aime beaucoup l’autrice ! j’espère que les librairies de chez toi auront bientôt des nouveautés…

    • tequi
      5 octobre 2020 à 10 h 03 min #

      pour le moment rien à l’horizon… j’ai l’impression que pour le moment ils privilégient surtout les manuels scolaires !

  2. emmanat
    29 septembre 2020 à 18 h 23 min #

    tu en parles très bien en tout cas! mm si j’avoue que ne lisant plus les articles de lecture ne sont pas mes favoris( ca fait des mois que je suis sur le dernier hunger games, pourtant toute la saga j’avais ADORE!!!! et il est très bien aussi mais je sais pas pkoi..)
    ca craint s’ils mettent les bouquins face avant pour remplir les rayons oui 😦

    • tequi
      30 septembre 2020 à 8 h 55 min #

      Moi aussi j’ai des périodes où je lis très peu… d’ailleurs mon rythme ces dernières années est vraiment nul par rapport à une période où je dévorais les bouquins ! La faute entre autres aux séries…

      • emmanat
        30 septembre 2020 à 12 h 21 min #

        ah j’avoue que mater autant de séries ca aide pas vraiment,c’est vrai 🙂

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